Henri Mège

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Henri Mège (1904 – 1984) fut initié très tôt à la peinture par sa mère, Isabelle Mège, elle-même artiste. En 1918, au lycée Vaugelas, il se lie d’amitié avec Lucien Poignant et le fils du peintre André Artigue. Jeune, il se fait remarquer par ses caricatures de professeurs. En 1931, il s’engage dans l’armée au sein des Chasseurs à cheval. Envoyé en Extrême-Orient, il devient écuyer de l’empereur Bao Dai et commande la garde impériale, tout en continuant à peindre.

Son œuvre porte l’empreinte indochinoise, influencée par la végétation luxuriante, les cours d’eau et les embarcations traditionnelles du Vietnam. La peinture de Mège exprime une fascination pour ces paysages lointains, mêlant exotisme et sensibilité personnelle. En 1940, il est fait prisonnier par les Japonais et en revient marqué par les épreuves subies.

De 1950 à 1956, il enseigne le dessin au lycée de Saigon avant de revenir en Savoie. Il continue alors de peindre des paysages alpins — le Granier, le lac du Bourget — mais toujours avec sa palette indochinoise, donnant aux scènes savoyardes une atmosphère particulière. Admirateur de François Cachoud, il s’essaie également aux clairs de lune, témoignant de la richesse et de la diversité de son univers pictural.

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