
Ernest Filliard (1868 – 1933) est l’un des rares artistes savoyards à avoir fait de l’aquarelle son médium de prédilection, bien qu’il ait aussi pratiqué la peinture à l’huile. Élève du peintre Benoît Molin, il y rencontre François Charles Cachoud, avec qui il partage une passion pour les paysages de Savoie.
Ses aquarelles représentent les environs de Chambéry, le lac d’Annecy, le lac du Bourget ou encore le lac d’Aiguebelette. Mais on retient surtout ses natures mortes florales, marquées par une élégance raffinée et un réalisme minutieux. Ses bouquets témoignent d’une grande attention portée aux détails, qu’il s’agisse des pétales, de la tapisserie en arrière-plan ou des vases.
Sa palette volontairement simplifiée — dominée par le rouge, le jaune et le bleu — lui permet de composer des harmonies équilibrées et lumineuses. Il excelle dans la représentation des zinnias, œillets, gentianes et roses. Recherché par de nombreux collectionneurs, ses œuvres voyagent bien au-delà de la Savoie, jusque dans les collections d’Angleterre, des Pays-Bas et des États-Unis.