
Francis Cariffa (1890 – 1975) s’oriente d’abord vers le théâtre, mais la Grande Guerre bouleverse sa destinée. Engagé comme pilote, il est grièvement blessé et apprend la mort de son frère aîné, Antoine. Très marqué, il renonce à sa carrière théâtrale et à Paris pour rester auprès de sa mère. À 28 ans, il trouve dans la peinture un apaisement, notamment à travers la représentation des paysages de montagne.
D’abord influencé par Joseph Victor Communal, il développe rapidement son propre style grâce à la technique du couteau, juxtaposant avec vivacité des touches de couleur. Ses toiles, pleines de vie et de générosité, séduisent le public. Sa première exposition a lieu en 1924 à la Galerie Janin de Chambéry, puis à la Galerie Simonson à Paris, où l’État acquiert son œuvre Une baie de Grésine. Il expose également à Lyon, Grenoble, Nice, au Canada et en Belgique.
Installé à Challes-les-Eaux avec sa femme Sonca, elle-même peintre, il transmet sa passion à leur fille Tonia. Comme Lucien Poignant et Joseph Communal, il représente aussi le Maroc, ses souks, ses ports, les places de Marrakech et les montagnes de l’Atlas. En 1935, il est choisi pour décorer le salon des touristes du prestigieux paquebot Normandie, confirmant sa reconnaissance artistique.